André MARFAING
Toulouse 1925 – Paris 1987
Arrivé à Paris en 1949 dans l’intention d’apprendre la peinture, André Marfaing abandonna la figuration dès 1952. Les rencontres déterminantes avec les œuvres d’Hans Hartung et de Pierre Soulages le menèrent très tôt vers des harmonies de blanc, de noir et de gris qui n’avaient d’autre but que le surgissement de la lumière. Qu’il soit peint, gravé ou dessiné, l’œuvre de Marfaing peut se lire comme une enquête continue d’épuration. Ainsi, aux premières toiles rugueuses et empâtées succédèrent dès le début des années 1960 des dessins et des estampes encore chargées mais où la lumière, par éclats, faisait son apparition. Si la ligne continuera progressivement de se dépouiller, ce ne sera qu’à partir des années 1970 – mais sans rupture trop brusque – qu’elle sera remplacée par de grands aplats noirs dont les espacements laisseront de plus en plus percer le jour. Les dernières œuvres des années 1980 verront enfin le triomphe définitif d’un blanc omniprésent et seulement lacéré de quelques rayures noires.
Les œuvres de André MARFAING